Sonnet de cuisine
Par Julie Grenon-Morin

 

 

Je me diméthylpolysiloxane
Alors que tu propylèglycoles tout haut
Tout serait plus facile, si facile

Après le benzoate caféiné
Je me liquéfie
Sur un sol goudronné et redeviens mystère

Tartrazine sans nom
Edta état cruel de solitude
Courbatures d’absence sorbate
Acésulfame, injustice et incohérence

Je suis devenue poussière de poivre noir disodique
Des sulfites me tiennent en vie
Lécithine et ma rétine crie de douleur
Cire de carnauba : que la chaleur me fasse disparaître!

N.B. Ajoutez une pincée de sel.

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